Raymonde Malengreau | Galerie d'images
Lorsque j'étais petite, il y a longtemps déjà, j'émargeais mes cahiers des aventures d'une petite fille à longues nattes qui grimpait aux arbres pour cueillir des cerises, courait dans les prairies et jouait avec son chien.
Je lui enviais ses tresses que je n'avais pas et le chien que j'aurais aimé avoir.
Quand on me demandait ce que je désirais faire plus tard, je déclarais vouloir devenir "dessinatrice". Ce projet m'est resté en tête pendant mes études secondaires et mon professeur, Berthe Dubail m'encourageait à fréquenter l'Académie.
Cela ne s'est pas fait, car comme dans la chanson : Papa n'a pas voulu. Il disait que les artistes mouraient de faim ; il n'avait pas tort, cela reste vrai. Et Maman non plus. A l'Académie, il y avait des garçons : ma vertu était en péril.
Ma vie s'est déroulée bien loin des crayons, des pinceaux et des couleurs. Mais le destin est têtu parfois et, l'heure de la retraite sonnée, m'est revenue la tentation ...
L'envie de peindre me vient comme une maladie dont les premiers symptômes sont un sentiment d'urgence et une excitation joyeuse.
Toute affaire cessante, je m'installe devant ma ma feuille blanche en me pourléchant les babines comme un chat devant un bol de crème.
Cette fois, je tiens le chef-d'oeuvre de ma vie, je le sens ! Hélas, très vite, je dois reconnâitre que ce ne sera pas pour cette fois encore. Ce n'est pas mal mais ce n'est pas ce que j'espérais : là ou je voulais de la lumière, il n'y a que de la couleur ...
Décidément, jamais mon talent n'égalera la splendeur de mes visions !
Cliquez sur les vignettes pour découvrir les albums
- Conseil : pour mieux regarder les images, activez la fonction pein écran (F11)-
- « préc.
- 1
- suiv. »
